A propos de nous...
- Marius Bouille
- Depuis huit ans, se promène sur les sentiers de la Drôme Provençale un jeune bourricot répondant au doux nom de Marius... Au bout de la longe ... votre hôte. Il y a quelques temps, à la croisée d'un chemin, nous avons fait la rencontre de Bandit et Joëlle. Depuis nous ne nous quittons plus et partageons chacune de nos balades... Chaque année, nous associons nos périples de plusieurs centaines de kilomètres à une cause, une action caritative. Ainsi, après avoir récoltés des fonds en 2008 pour la lutte contre la Mucoviscidose, nous avons renouvelé notre action en 2009 puis en 2010 pour Gabriel, un petit garçon polyhandicapé de Condorcet dans la Drôme. En 2011, nous avons récolté près de 2500 euros pour Solidarité Elisa, une association de Montélimar.
Notre action 2010
Après avoir marché en 2009, 650 km en 35 jours avec nos deux ânes Marius et Bandit, nous sommes repartis en août 2010 pour une nouvelle aventure de quatre semaines. L’objectif était toujours le même : récolter des dons tout au long de notre périple pour l’association Gabriel (http://www.asso-gabriel.com), une association drômoise créée par la famille d'un petit garçon qui souffre d’un grave retard psychomoteur et présente des séquelles fonctionnelles handicapantes. Ces dons seront redistribués au travers d’activités ou d’achats de matériel contribuant ainsi au développement psychomoteur de Gabriel.
Comment seront utilisés les fonds
L'association a besoin de dons pour continuer l'embauche d'une précieuse aide à domicile qui fait faire beaucoup de progrès à Gabriel, et pour financer également des massages pour étirer ses tendons et ses muscles afin de prolonger l'action des attèles de nuit (Le fait d'étirer les tendons des membres inférieurs permet de retarder voire d'éviter les injections de toxines botulique).En 2009, l'association souhaite financer l'équithérapie qui favorise l'apprentissage de l'équilibre et la musculature en général, les coûts d'ergothérapie, d'ostéopathie ou encore le voyage et le logement pour la delphinothérapie. L'association Gabriel doit également financer le petit matériel indispensable aux soins de l'enfant comme le trampoline, un ballon à picot, un appareil pour muscler la ceinture abdominale et le dos pour lutter contre l'hypotonie qui occasionnerait le port du corset.
Le tracé ...
Samedi 31 juillet : Rousset les Vignes - La Lance : 10,50 km
Dimanche 1 août : La Lance - Teyssières - Saint-Ferréol-Trente-Pas : 27 km
Lundi 2 août : Saint-Ferréol-Trente-Pas - Eyroles - Villeperdrix : 14 km
Mardi 3 août : Villeperdrix - La Motte Chalencon : 19,5 km
Mercredi 4 août : La Motte Chalencon - Saint-Dizier-en-Diois : 15 km
Jeudi 5 août Saint-Dizier-en-Diois - Baumont en Diois : 18,5 km
Vendredi 6 août : Baumont en Diois - Lesches - Boulc : 22.5 km
Samedi 7 août : Boulc - Lus la Croix Haute : 21,50 km
Dimanche 8 août : Lus la Croix Haute - La Jarjatte : 8 km
Lundi 9 août : Mens - Clelles : 23 km
Mardi 10 août : Clelles - Chichilianne - Gresse en Vercors : 23 km
Mercredi 11 août : Gresse en Vercors - Station du col de l'Arzelier : 25km
Jeudi 12 août : Station du col de l'Arzelier - Cabane de Carrette (Réserve Naturelle du Vercors) : 31 km
Vendredi 13 août : Cabane de Carrette- Cabane du Prêt Peyret 24,5 km
Samedi 14 août : Cabane du Prêt Peyret - Col du Rousset - Vassieux en Vercors: 25,5 km
Dimanche 15 août : Repos
Lundi 16 août : Vassieux en Vercors - La Chappelle en Vercors - Les Barraques en Vercors 23,5 km
Mardi 17 août : Les Barraques en Vercors - Les Jarrands : 21,5 km
Mercredi 18 août : Les Jarrands - Autrans : 22 km
Jeudi 19 août : Autrans - Malleval 23 km
Vendredi 20 août : Malleval - Saint-André-en-Royans - Saint-Jean-en-Royans : 25,5 km
Samedi 21 août : Saint-Jean-en-Royans - Col Godissart 22 km
Dimanche 22 août Col Godissart- Plateau d'Ambel 24,5 km
Lundi 23 août : Lauzeron - Ambel 26,5 km
Mardi 24 août Repos camping Lozeron
Mercredi 25 août : Lozeron - Saillans : 22,5 km
Jeudi 26 août : Saillans - Saoû - Bourdeaux : 26 km
vendredi 27 août : Bourdeaux - Le Poet Laval : 23 km
Samedi 28 août Le Poet Laval - Taulignan - Rousset les Vignes : 24 km
Dimanche 1 août : La Lance - Teyssières - Saint-Ferréol-Trente-Pas : 27 km
Lundi 2 août : Saint-Ferréol-Trente-Pas - Eyroles - Villeperdrix : 14 km
Mardi 3 août : Villeperdrix - La Motte Chalencon : 19,5 km
Mercredi 4 août : La Motte Chalencon - Saint-Dizier-en-Diois : 15 km
Jeudi 5 août Saint-Dizier-en-Diois - Baumont en Diois : 18,5 km
Vendredi 6 août : Baumont en Diois - Lesches - Boulc : 22.5 km
Samedi 7 août : Boulc - Lus la Croix Haute : 21,50 km
Dimanche 8 août : Lus la Croix Haute - La Jarjatte : 8 km
Lundi 9 août : Mens - Clelles : 23 km
Mardi 10 août : Clelles - Chichilianne - Gresse en Vercors : 23 km
Mercredi 11 août : Gresse en Vercors - Station du col de l'Arzelier : 25km
Jeudi 12 août : Station du col de l'Arzelier - Cabane de Carrette (Réserve Naturelle du Vercors) : 31 km
Vendredi 13 août : Cabane de Carrette- Cabane du Prêt Peyret 24,5 km
Samedi 14 août : Cabane du Prêt Peyret - Col du Rousset - Vassieux en Vercors: 25,5 km
Dimanche 15 août : Repos
Lundi 16 août : Vassieux en Vercors - La Chappelle en Vercors - Les Barraques en Vercors 23,5 km
Mardi 17 août : Les Barraques en Vercors - Les Jarrands : 21,5 km
Mercredi 18 août : Les Jarrands - Autrans : 22 km
Jeudi 19 août : Autrans - Malleval 23 km
Vendredi 20 août : Malleval - Saint-André-en-Royans - Saint-Jean-en-Royans : 25,5 km
Samedi 21 août : Saint-Jean-en-Royans - Col Godissart 22 km
Dimanche 22 août Col Godissart- Plateau d'Ambel 24,5 km
Lundi 23 août : Lauzeron - Ambel 26,5 km
Mardi 24 août Repos camping Lozeron
Mercredi 25 août : Lozeron - Saillans : 22,5 km
Jeudi 26 août : Saillans - Saoû - Bourdeaux : 26 km
vendredi 27 août : Bourdeaux - Le Poet Laval : 23 km
Samedi 28 août Le Poet Laval - Taulignan - Rousset les Vignes : 24 km
Découvrez la playlist Traversée du Vercors 2010 avec JayMay
jeudi 7 octobre 2010
Le plus difficile ce n'est pas la marche... Mais le retour...
Déjà plusieurs semaines déjà que nous sommes rentrés... des images plein la tête, des souvenirs plein nos rêves, des rencontres plein le coeur et quelques centaines de dons pour le bonheur de Gabriel...
Émerveillement, éblouissement, fascination, ... Ce périple nous a tant apporté...
Mais si les pieds sont bien rentrés, la tête, elle, voyage toujours, coincée quelque part entre Trièves et Vercors. Lorsque l'on s'immerge ainsi pendant quatre semaines en pleine nature, loin du tumulte de la ville et de son brouhaha, le retour dans ce monde est particulièrement difficile. Car sur les chemins de traverse, que l'on arpente au pas de l'âne, la vie revêt un autre sens. Sur les sentiers, loin du confort et du matérialisme, nous sommes si proche de ce que nous considérons être de vraies valeurs. Et puis, il y a toutes ces rencontres qui ponctuent nos kilomètres. Ces bouts de vie que nous partageons l'espace de quelques instants, ces rendez-vous impromptus qu'ont permis nos deux compagnons de voyage. Véritables porte-étendard de notre cause, Marius et Bandit ont été en effet à l'origine de ces merveilleuses rencontres. Éphémères pour beaucoup, nous les espérons pourtant à chaque fois inaltérables.
Alors une fois de retour dans nos pénates, les sacs vidés et les ânes au pré, l'envie de repartir est toujours là dans le ventre noué du marcheur qui a toujours faim de nouvelles découvertes, de nouvelles rencontres, de nouveaux paysages. Insatiable appétit que les kilomètres avalés lors de chaque périple ne tarissent pas. Pourtant, harassé par la difficulté, écrasé par la fatigue, exténué par les dénivelés, n'en pouvant plus parfois, on a souvent eu du mal à avancer. Mais en haut de chaque col, la beauté des décors que nous offraient Dame Nature nous encourageait à poursuivre notre route ; chaque découverte, chaque rencontre nous redonnait la force de poursuivre notre chemin. Et puis la seule pensée de Gabriel, nous redonnait la force de continuer notre périple. Fléchir ? Comment lorsque chacun de nos pas était un pas de plus pour le bonheur de ce petit Ange de 7 ans pour lequel nous marchions. Comment abandonner lorsque chacune de nos foulées devaient améliorer modestement le quotidien de ce petit garçon.
Aujourd'hui, partir est devenu vital. Chaque périple nous donne en effet une grande bouffée d'oxygène pour le reste de l'année. Et entre chaque aventure, nous vagabondons par procuration en ouvrant nos albums photos. Perfusions de souvenirs en attendant les beaux jours... Errances dans des paysages figés.
Déjà, nous réfléchissons à notre prochaine expédition, notre prochaine action. Avant de la tracer sur les
cartes, elle se dessine dans nos tête... On vous en dira plus dans quelques semaines...
vendredi 1 octobre 2010
Le parcours...
Voici le parcours que nous avons effectué...
Le tracé initial faisait 600 km, nous aurons en fait marché près de 560 km.
Cela représenterait (selon le logiciel Géorando d'IGN) entre 255 et 260 heures de marche !
Le dénivelé positif cumulé est de 21690 m !
Altitude minimale de la randonnée : 199 m
Altitude maximale : 1766 m
Première semaine (159 km):
Samedi 31 juillet : Rousset les Vignes - La Lance : 10,50 km
Dimanche 1 août : La Lance - Teyssières - Saint-Ferréol-Trente-Pas : 22 km
Lundi 2 août : Saint-Ferréol-Trente-Pas - Eyroles - Villeperdrix : 14 km
Mardi 3 août : Villeperdrix - Léoux - La Motte Chalencon : 21,5 km
Mercredi 4 août : La Motte Chalencon - Saint-Dizier-en-Diois : 15,5 km
Jeudi 5 août Saint-Dizier-en-Diois - Baumont en Diois : 18,5 km
Vendredi 6 août : Baumont en Diois - Lesches - Boulc : 24 km
Samedi 7 août : Boulc - Lus la Croix Haute : 21,50 km
Dimanche 8 août : Lus la Croix Haute - La Jarjatte : 8 ,5km
Seconde semaine (117 km) :
Lundi 9 août : La Jarjatte - Téméris - Saint Baudile et Pipet : 18,5 km
Mardi 10 août : Saint Baudile et Pipet - Mens - Prébois - Montestier en Percy : 25,5 km
Mercredi 11 août : Montestier - Percy Clelles - Chichilianne - Trezanne : 18 km
Jeudi 12 août : Trezanne - Gresse en Vercors : 13 km
Vendredi 13 août : Gresse en Vercors - Station du col de l'Arzelier : 25 km
Samedi 14 août : Station du col de l'Arzelier - Villard de Lans : 17 km
Dimanche 15 août : Repos
Troisième semaine (113 km) :
Lundi 16 août : Repos forcé cause orages
Mardi 17 août : Villard de Lans - Cabane de Carrette (Réserve Naturelle du Vercors): 16 km
Mercredi 18 août : Cabane de Carrette- Cabane de Jas du Play : 13 km
Jeudi 19 août : Cabane de Jas du Play- Cabande de Pré Peyret - Col du Rousset : 24 km
Vendredi 20 août : Col du Rousset - La Chapelle en Vercors - La Jarjatte (Les Baraques en Vercors) : 20 km
Samedi 21 août : La Jarjatte - Les Baraques en Vercors - Saint Martin en Vercors -Saint Julien en Vercors - Rencurel : 21,5 km
Dimanche 22 août : Rencurel - Col de Romeyère - Malleval : 18,5 km
Quatrième semaine (169 km) :
Lundi 23 août : Malleval - Pont en Royans : 18,5 km
Mardi 24 août : Pont en Royans - Sainte Euralie en Royans - Saint Laurent en Royans - Saint Jean en Royans : 16 km
Mercredi 25 août : Saint-Jean-en-Royans - Col Godissart - Ferme d'Ambel : 28 km
Jeudi 26 août : Ferme d'Ambel - Col de la Bataille - Léoncel - Plan de Baix 24,5 km
vendredi 27 août : Plan de Baix - Mirabel et Blacon - Aouste sur Sye - Saoû : 30 km
Samedi 28 août : Saoû - Truinas - Dieulefit : 24 km
Dimanche 29 août : Dieulefit - Rousset les Vignes : 28 km
lundi 30 août 2010
Interview sur Radio RCF26
Lancement
"Depuis hier, Marius et Bandit, les 2 ânes de Stéphane et Joelle sont de retour à Rousset les Vignes après un périple de près d'un mois a travers le Vercors, périple dont l'objectif est de sensibiliser et récolter des fonds pour Gabriel, un petit garçon de 7 ans porteur d'un lourd handicap depuis sa naissance.
Au micro de Stéphanie Gleyzes, retour sur le périple avec Stéphane Blaise"
SON ENVOYE
Pied
Près de 1.000 € ont été récoltés pour le petit Gabriel. Pour soutenir à votre tour l'association Gabriel rendez-vous sur le site de l'association au 3 W asso-gabriel.com
Pour connaitre, plus en détail, le périple de Marius et Bandit, 3W heureuxquicommemarius.com.
dimanche 29 août 2010
Jour 30 : Retour au pays !!
Debout à 6 heures pour ce dernier jour de marche. Encore une trentaine de kilomètres avant notre arrivée à Rousset les Vignes où doit nous attendre un comité d'accueil à 18 heures. Pas question de le faire attendre !
L'air est frais dans le parc de la maison de la poterie. On s'enfonce dans nos duvets pour un réveil en douceur. Visite d'un écureuil sans doute surpris de nous trouver au pied de son arbre et nous nous étonnons d'ailleurs encore d'avoir dormi dans ce lieu insolite ! Dans la soirée, une voiture de gendarmerie est passée. Nous nous sommes cachés pour ne pas être vus !
Pas le temps de faire une petite sieste, nous devons reprendre rapidement la route. Retour sur le GR9 après une descente rocailleuse et très abrupte jusqu'à la chapelle de la Roche Saint Secret. Puis nouvelle grimpette. Une centaine de mètres de dénivelé cette fois. On contourne ensuite le rocher des Aures par un petit sentier. Un peu plus tard, nous revoilà sur le goudron que nous laisserons au niveau du gîte de Font Largias toujours sur la commune de la Roche. Quelques kilomètres plus loin, le bitume à nouveau. Après le col du Pègue, le maire de Rousset nous rejoint au volant de sa Méhari. Il nous offre jus d'orange et petits gâteaux maison préparés par son épouse et sa fille. Un vrai régal ! Deux de ses petits enfants nous accompagneront pour la dernière ligne droite.
Au Pègue, c'est la fête au village. Nous décidons de ne pas nous y attarder mais d'avancer. Finalement c'est avec quelques minutes d'avance que nous arrivons à Rousset. La place est clairsemée. Beaucoup ne sont pas arrivés pensant que nous serions en retard. Mais petit à petit, Roussetois, amis, famille, ainsi que des personnes qui nous ont suivis sur le blog durant les quatre semaines de notre périple, arrivent avec des mots chaleureux, de réconfort.
Aussitôt arrivés, on débâte Marius et Bandit, on pose nos sacs et on offre à nos compagnons de route deux gros sacs de foin...Faut bien qu'ils soient de la fête, eux aussi...et toujours les premiers servis !
Vient le moment des discours. M. Gigondan rappelle les difficultés rencontrées lors de cette aventure, Joëlle très émue ne parvient pas à finir les mots qui m'étaient destinés. Jérémie lui, raconte ses quelques jours passés avec nous et notamment l'arrivée à Villeperdrix où nous avions été reçus comme des princes. A mon tour je prends le micro, non sans une certaine émotion, pour évoquer les grandes lignes de cette aventure et pour remercier toutes celles et ceux qui nous ont soutenus et réconfortés en nous envoyant de nombreux messages. Jeanne, la grand-mère de Gabriel et présidente de l'association nous a, à son tour, remerciés pour notre démarche. Gabriel qui est là avec Nadège et Laurent, ses parents ainsi qu'Olivier et Emilien, ses frères. Il y a là Philippe Cahn, ancien directeur du journal La Tribune, quelques correspondants de l'hebdomadaire, ZAP FM qui a très souvent parlé de notre aventure, et le maire de Valréas, Guy Morin et son épouse, Peggy, venus nous féliciter.
L'air est frais dans le parc de la maison de la poterie. On s'enfonce dans nos duvets pour un réveil en douceur. Visite d'un écureuil sans doute surpris de nous trouver au pied de son arbre et nous nous étonnons d'ailleurs encore d'avoir dormi dans ce lieu insolite ! Dans la soirée, une voiture de gendarmerie est passée. Nous nous sommes cachés pour ne pas être vus !
Et puis on s'accélère... Il ne faut pas perdre trop de temps. Pas de tente à plier, nous avons dormi à la belle étoile. Les duvets sont rapidement rangés et il ne faut que quelques minutes pour équilibrer les sacoches décidément bien légères. Pendant ce temps, détachés, Marius et Bandit grignotent l'herbe verte du parc.
Un fois nos deux compagnons bâtés, nous prenons la route. Il est 7H45. C'est bien la première fois que l'on décolle aussi tôt ! Petite pause dans le village (déjà !) pour y boire un café et prendre un solide p'tit déj ! La route va être longue. Dieulefit est calme en ce dimanche matin. Des gens nous interpellent. Un article nous est consacré en page 2 du Dauphiné Libéré.
Avant de partir, Jérémie nous rejoint. Nous quittons le village d'abord par la voie principale puis nous prenons une petite route pour Montjoux où Jean-Claude, un habitant de Rousset nous attend. Il m'avait envoyé un mail la veille pour nous dire son envie de marcher avec nous lors de cette dernière journée. C'est avec plaisir que nous avons accepté.
Notre caravane poursuit son avancée. Nous empruntons alors un bout de départementale sur un kilomètre ou deux puis retrouvons une petite route goudronnée qui traverse la combe Barral. Quelques 300 mètres de dénivelés plus tard, nous nous arrêtons pour déjeuner. depuis notre départ, nous échangeons beaucoup avec Jean-Claude. D'abord sur notre périple qu'il a suivi avec beaucoup d'intérêt sur le blog, mais également sur environnement, l'écologie, les abeilles (Jean-Claude est apiculteur amateur) et la randonnée, une passion qu'il pratique régulièrement.Un fois nos deux compagnons bâtés, nous prenons la route. Il est 7H45. C'est bien la première fois que l'on décolle aussi tôt ! Petite pause dans le village (déjà !) pour y boire un café et prendre un solide p'tit déj ! La route va être longue. Dieulefit est calme en ce dimanche matin. Des gens nous interpellent. Un article nous est consacré en page 2 du Dauphiné Libéré.
Avant de partir, Jérémie nous rejoint. Nous quittons le village d'abord par la voie principale puis nous prenons une petite route pour Montjoux où Jean-Claude, un habitant de Rousset nous attend. Il m'avait envoyé un mail la veille pour nous dire son envie de marcher avec nous lors de cette dernière journée. C'est avec plaisir que nous avons accepté.
Pas le temps de faire une petite sieste, nous devons reprendre rapidement la route. Retour sur le GR9 après une descente rocailleuse et très abrupte jusqu'à la chapelle de la Roche Saint Secret. Puis nouvelle grimpette. Une centaine de mètres de dénivelé cette fois. On contourne ensuite le rocher des Aures par un petit sentier. Un peu plus tard, nous revoilà sur le goudron que nous laisserons au niveau du gîte de Font Largias toujours sur la commune de la Roche. Quelques kilomètres plus loin, le bitume à nouveau. Après le col du Pègue, le maire de Rousset nous rejoint au volant de sa Méhari. Il nous offre jus d'orange et petits gâteaux maison préparés par son épouse et sa fille. Un vrai régal ! Deux de ses petits enfants nous accompagneront pour la dernière ligne droite.
Au Pègue, c'est la fête au village. Nous décidons de ne pas nous y attarder mais d'avancer. Finalement c'est avec quelques minutes d'avance que nous arrivons à Rousset. La place est clairsemée. Beaucoup ne sont pas arrivés pensant que nous serions en retard. Mais petit à petit, Roussetois, amis, famille, ainsi que des personnes qui nous ont suivis sur le blog durant les quatre semaines de notre périple, arrivent avec des mots chaleureux, de réconfort.
Aussitôt arrivés, on débâte Marius et Bandit, on pose nos sacs et on offre à nos compagnons de route deux gros sacs de foin...Faut bien qu'ils soient de la fête, eux aussi...et toujours les premiers servis !
Vient le moment des discours. M. Gigondan rappelle les difficultés rencontrées lors de cette aventure, Joëlle très émue ne parvient pas à finir les mots qui m'étaient destinés. Jérémie lui, raconte ses quelques jours passés avec nous et notamment l'arrivée à Villeperdrix où nous avions été reçus comme des princes. A mon tour je prends le micro, non sans une certaine émotion, pour évoquer les grandes lignes de cette aventure et pour remercier toutes celles et ceux qui nous ont soutenus et réconfortés en nous envoyant de nombreux messages. Jeanne, la grand-mère de Gabriel et présidente de l'association nous a, à son tour, remerciés pour notre démarche. Gabriel qui est là avec Nadège et Laurent, ses parents ainsi qu'Olivier et Emilien, ses frères. Il y a là Philippe Cahn, ancien directeur du journal La Tribune, quelques correspondants de l'hebdomadaire, ZAP FM qui a très souvent parlé de notre aventure, et le maire de Valréas, Guy Morin et son épouse, Peggy, venus nous féliciter.
Jour 29 : Dernier jour à la belle étoile
Réveillés ce matin par un vent fort (du sud ?) qui nous amène de gros nuages...Comme on a un peu peur de prendre une branche sur la tête...on reste éveillés... Il est 5H ... et il se met à pleuvoir...quatre gouttes : on reste dans le duvet..Puis c'est l'averse et on se lève! Duvets mouillés, c'est pas bon, on a encore une nuit à dormir dedans! On range sacs et duvets dans les plastiques et évidemment, la pluie cesse !!
Alors, on va prendre une bonne douche au camping. Un bonheur, cette douche, ça nous requinque! Joëlle se sent mieux qu' hier soir...elle fait même une petite lessive pour que nous soyons présentables à l'arrivée.
A 8H30, nous prenons la route vers le village de Saoû. Au fameux bar restaurant " l'oiseau sur la branche", nous attend un super petit déjeuner : confiture maison, miel, faisselle, jus de fruit bio...il faut qu'on tienne la route ! A noter que ce restaurant pratique des prix très intéressants pour un accueil et des produits de qualité. Il y a un petit marché au village et les ânes font attraction..on en profite pour distribuer des cartes.
Nous partons vers 10H et au lieu de prendre la direction de Bourdeaux, on contourne par Francilion (entre Saoû et Bourdeaux) pour gagner encore un peu de temps.
Nous sortons de Saoû par la départementale, puis prenons un sentier.En passant devant un gite équestre, une dame nous indique un chemin. Mais je m'aperçois vite que ce n'est pas le bon et je retrouve le sentier qui doit nous mener à Dieulefit... D'ailleurs, je vois bien que c'est celui là, car il nous offre un buisson de mûres...Nous laissons derrière nous le magnifique paysage des Trois Becs et nous avançons sur les chemins de Huguenots. J' aime ce pays, comme tout le Diois...J'aime redécouvrir tous ces endroits là , chaque fois.
Nous passons devant plusieurs petits villages, comme Francillon, sans y entrer, et passons un petit col à 625m, un petit col qui nous paraît interminable : on a perdu l'habitude de grimper depuis quelques jours et surtout il nous manque une journée de vrai repos et une bonne nuit de sommeil.
Nous redescendons sur Dieulefit par la départementale.Comme toujours, au bord des routes, nous apprécions les vestiges de certains automobilistes : bouteilles verre et plastique, poubelles, serviettes périodiques, paquets de cigarettes et mégots...et même aujourd'hui, une brosse à dents.
Bravo et merci à tous ces charmants citoyens qui laissent leur empreinte d' incivilité dans le paysage!
On doit être plus vigilants lorsqu'on prend la route, même si elle n'est pas trop fréquentée. Toujours penser à l'âne, à ses possibles réactions.
Enfin nous voilà à Dieulefit, où nous retrouvons Jérémie. Il a tenu à faire la dernière journée avec nous, comme il a fait la première.
Nous nous installons pour bivouaquer dans le parc municipal, au centre ville. Les ânes sont couchés et mangent l'herbe du parc. Nous sommes discrets, posés au fond du parc, car nous ne savons pas si c'est autorisé. Jérémie nous rejoindra demain matin : il dort chez des amis.
Demain sera déjà le dernier jour de notre belle aventure ! Toujours ce sentiment mitigé : la joie de retrouver les enfants, la famille, les amis, et la tristesse de finir le voyage. Se dire que c'est notre dernière nuit à la belle étoile!
Ce soir, il me revient plein d'images, de paysages, de visages rencontrés...On espère prolonger certaines rencontres après le retour.
Certes, il y a eu des dons et nous en sommes contents, mais il faut dire aussi que pour nous, malgré la fatigue et les embûches, c'est encore une aventure formidable que nous avons vécue.
Marcher au pas de l' âne, c'est se retrouver, retrouver son rythme intérieur, propice à la méditation, à la réflexion. Nous sommes deux, mais nous marchons souvent en silence, à quelques mètres, chacun dans son chemin intérieur, même si l'on marche sur le même sentier.
Et comme nous sommes ensemble, tous les deux, on doit aussi être attentif à l'autre, à ses douleurs, à sa fatigue, à ses choix. Et quel bonheur de partager les beaux moments, de ressentir les mêmes émotions, ensemble ! Tout cela vaut bien un peu de souci et de fatigue...
Itinéraire prévu demain : Montjoux, la Lance ( à 400/500m), passage par Font Largias, et descente vers Le Pègue...puis, avec vous, si tout va bien...à partir de 18H à Rousset sur la place du village !
Alors, on va prendre une bonne douche au camping. Un bonheur, cette douche, ça nous requinque! Joëlle se sent mieux qu' hier soir...elle fait même une petite lessive pour que nous soyons présentables à l'arrivée.
A 8H30, nous prenons la route vers le village de Saoû. Au fameux bar restaurant " l'oiseau sur la branche", nous attend un super petit déjeuner : confiture maison, miel, faisselle, jus de fruit bio...il faut qu'on tienne la route ! A noter que ce restaurant pratique des prix très intéressants pour un accueil et des produits de qualité. Il y a un petit marché au village et les ânes font attraction..on en profite pour distribuer des cartes.
Nous partons vers 10H et au lieu de prendre la direction de Bourdeaux, on contourne par Francilion (entre Saoû et Bourdeaux) pour gagner encore un peu de temps.
Nous sortons de Saoû par la départementale, puis prenons un sentier.En passant devant un gite équestre, une dame nous indique un chemin. Mais je m'aperçois vite que ce n'est pas le bon et je retrouve le sentier qui doit nous mener à Dieulefit... D'ailleurs, je vois bien que c'est celui là, car il nous offre un buisson de mûres...Nous laissons derrière nous le magnifique paysage des Trois Becs et nous avançons sur les chemins de Huguenots. J' aime ce pays, comme tout le Diois...J'aime redécouvrir tous ces endroits là , chaque fois.
Nous passons devant plusieurs petits villages, comme Francillon, sans y entrer, et passons un petit col à 625m, un petit col qui nous paraît interminable : on a perdu l'habitude de grimper depuis quelques jours et surtout il nous manque une journée de vrai repos et une bonne nuit de sommeil.
Nous redescendons sur Dieulefit par la départementale.Comme toujours, au bord des routes, nous apprécions les vestiges de certains automobilistes : bouteilles verre et plastique, poubelles, serviettes périodiques, paquets de cigarettes et mégots...et même aujourd'hui, une brosse à dents.
Bravo et merci à tous ces charmants citoyens qui laissent leur empreinte d' incivilité dans le paysage!
On doit être plus vigilants lorsqu'on prend la route, même si elle n'est pas trop fréquentée. Toujours penser à l'âne, à ses possibles réactions.
Enfin nous voilà à Dieulefit, où nous retrouvons Jérémie. Il a tenu à faire la dernière journée avec nous, comme il a fait la première.
Nous nous installons pour bivouaquer dans le parc municipal, au centre ville. Les ânes sont couchés et mangent l'herbe du parc. Nous sommes discrets, posés au fond du parc, car nous ne savons pas si c'est autorisé. Jérémie nous rejoindra demain matin : il dort chez des amis.
Demain sera déjà le dernier jour de notre belle aventure ! Toujours ce sentiment mitigé : la joie de retrouver les enfants, la famille, les amis, et la tristesse de finir le voyage. Se dire que c'est notre dernière nuit à la belle étoile!
Ce soir, il me revient plein d'images, de paysages, de visages rencontrés...On espère prolonger certaines rencontres après le retour.
Certes, il y a eu des dons et nous en sommes contents, mais il faut dire aussi que pour nous, malgré la fatigue et les embûches, c'est encore une aventure formidable que nous avons vécue.
Marcher au pas de l' âne, c'est se retrouver, retrouver son rythme intérieur, propice à la méditation, à la réflexion. Nous sommes deux, mais nous marchons souvent en silence, à quelques mètres, chacun dans son chemin intérieur, même si l'on marche sur le même sentier.
Et comme nous sommes ensemble, tous les deux, on doit aussi être attentif à l'autre, à ses douleurs, à sa fatigue, à ses choix. Et quel bonheur de partager les beaux moments, de ressentir les mêmes émotions, ensemble ! Tout cela vaut bien un peu de souci et de fatigue...
Itinéraire prévu demain : Montjoux, la Lance ( à 400/500m), passage par Font Largias, et descente vers Le Pègue...puis, avec vous, si tout va bien...à partir de 18H à Rousset sur la place du village !
Une très ancienne légende du pays de Dieulefit, connue seulement de quelques sages, raconte que Dieu entreprit de créer le monde. Il en réalisa tout d’abord une épure ; un climat idéal avec des paysages et couleurs baignant dans la douceur de l’enfance. Au terme des sept jours de la création, ce serait avec l’argile de ce pays qu’il aurait confectionné le premier homme.
La tradition de la poterie dans le pays de Dieulefit remonte donc loin dans le passé ; les fouilles archéologiques ont livré des vestiges de fours et de poteries datant de l’époque Gallo-Romaine. Aujourd’hui, au gré des ruelles et des villages, de nombreux ateliers perpétuent avec talent cette longue tradition. Ce pays protégé était prédestiné à servir de terre d’accueil à tous ceux qui fuyaient les trouble du temps.
La tradition de la poterie dans le pays de Dieulefit remonte donc loin dans le passé ; les fouilles archéologiques ont livré des vestiges de fours et de poteries datant de l’époque Gallo-Romaine. Aujourd’hui, au gré des ruelles et des villages, de nombreux ateliers perpétuent avec talent cette longue tradition. Ce pays protégé était prédestiné à servir de terre d’accueil à tous ceux qui fuyaient les trouble du temps.
vendredi 27 août 2010
Jour 28 : On retrouve la drôme et ses paysages familiers
Bonne nuit sous le cèdre, au pied de l'église de Plan de Baix. On a bien dormi. De toutes façons, on est tellement crevés qu'on dormirait n'importe où ! Ce matin, nous allons à Beaufort sur Gervanne, chez nos amis de "A fleur d' âne"...Patrick et Lydie, rencontrés l'an dernier, qui louent des ânes pour des randonnées, mais ne sont pas comme les 99% de loueurs qui expliquent en un quart d'heure la marche à suivre et laissent les randonneurs se débrouiller. Eux ont une démarche très pédagogique : ils accompagnent les personnes qui louent les ânes, leur apprennent la faune et la flore du secteur, le comportement des ânes...Ils ont un grand respect de leurs clients et des animaux. Parfois même, les touristes ne comprennent pas bien pourquoi ils paient pour être accompagnés....Patrick et Lydie sont des personnes très chouettes, avec qui nous partageons beaucoup de valeurs et d'expériences . On a bu le café avec eux, petit déjeuner, et comme nous avions oublié les longes à Plan de Baix ( et oui !! une semaine de plus et on finissait par arriver nus sur nos ânes!!) Patrick m'a conduit là bas en voiture pour les récupérer.

Nous repartons vers midi. Pour éviter le col de Saillans (on n'a plus le temps!) Lydie et Patrick nous ont indiqué un autre itinéraire.
Nous nous dirigeons donc vers Mirabel et Blacons dans la vallée de la drôme. Nous nous arrêtons près d'une rivière, la Gervanne, avant Mirabel pour manger un peu et nous reposer car il fait brusquement très chaud. Nous sommes partis de Plan de Baix sous la pluie et depuis midi, le soleil est revenu violemment.
On n'était plus habitués !
A 16H30, nous sommes à Mirabel et Blacons. On cherche un peu notre chemin pour "tirer " au plus droit, et on bifurque sur Aouste. De la départementale pendant 3km et demi : les automobilistes sont prudents, sauf toujours un fêlé de service...est-ce évitable ? Cette route est longée par un canal, avec des fossés d'évacuation d'eau et des tuyaux bleus, que Marius contourne à chaque fois car il doit penser que c'est de l'eau...Ou alors, il n'aime pas le bleu, allez savoir ! Sauf qu'en contournant, il est de suite au milieu de la route ! Bandit, lui, a peur des grenouilles qui sautent autour de nous et il se retrouve souvent au milieu de la route..Joëlle a beau lui tenir la tête, l'arrière train se déporte vers le centre...Un peu tendus donc, heureusement que les automobilistes sont sympas et prudents...
A Aouste, Joëlle fait quelques courses pour tenir les deux jours qui restent et on s'offre un coca : ça re- dynamise!
Il reste 14km pour arriver au camping de Saoû. On rêve déjà de la douche qui nous attend.
Nous arrivons à Saoû à 22H, à la frontale et sur la départementale peu fréquentée, mais très sombre, car elle passe par des bois et de petites gorges. La route nous semble interminable à la lampe torche...
On a bien essayé de prendre des petite chemins , maie ils sont tous fermés.
Enfin, on aperçoit des lumières en contrebas ! On y est !
On prend le chemin. Joëlle est épuisée. Son cerveau ne commande plus qu'à ses pieds. Elle a mal partout. Arrivés au camping, je débâte les ânes. Joëlle a l'air d'un zombi. Je gonfle son matelas et la fait allonger. Je lui donne à boire et je l'oblige à manger une salade car elle est tellement crevée qu'elle n'a pas faim. Je la "borde" dans son duvet et elle s'endort comme une masse.
On n'a pas vu de gardien en arrivant au camping municipal de Saoû. On s'est installé le plus vite possible, pas le temps ni l'envie de monter la tente. Marius et Bandit sont attachés à un arbre et ils ont un peu d'herbe pour la nuit.
Nuit à la belle étoile donc pour tout le monde, à proximité de la rivière.
Je vais sombrer moi aussi dans un profond sommeil.
Nous repartons vers midi. Pour éviter le col de Saillans (on n'a plus le temps!) Lydie et Patrick nous ont indiqué un autre itinéraire.
Nous nous dirigeons donc vers Mirabel et Blacons dans la vallée de la drôme. Nous nous arrêtons près d'une rivière, la Gervanne, avant Mirabel pour manger un peu et nous reposer car il fait brusquement très chaud. Nous sommes partis de Plan de Baix sous la pluie et depuis midi, le soleil est revenu violemment.
On n'était plus habitués !
A 16H30, nous sommes à Mirabel et Blacons. On cherche un peu notre chemin pour "tirer " au plus droit, et on bifurque sur Aouste. De la départementale pendant 3km et demi : les automobilistes sont prudents, sauf toujours un fêlé de service...est-ce évitable ? Cette route est longée par un canal, avec des fossés d'évacuation d'eau et des tuyaux bleus, que Marius contourne à chaque fois car il doit penser que c'est de l'eau...Ou alors, il n'aime pas le bleu, allez savoir ! Sauf qu'en contournant, il est de suite au milieu de la route ! Bandit, lui, a peur des grenouilles qui sautent autour de nous et il se retrouve souvent au milieu de la route..Joëlle a beau lui tenir la tête, l'arrière train se déporte vers le centre...Un peu tendus donc, heureusement que les automobilistes sont sympas et prudents...
A Aouste, Joëlle fait quelques courses pour tenir les deux jours qui restent et on s'offre un coca : ça re- dynamise!
Il reste 14km pour arriver au camping de Saoû. On rêve déjà de la douche qui nous attend.
Nous arrivons à Saoû à 22H, à la frontale et sur la départementale peu fréquentée, mais très sombre, car elle passe par des bois et de petites gorges. La route nous semble interminable à la lampe torche...
On a bien essayé de prendre des petite chemins , maie ils sont tous fermés.
Enfin, on aperçoit des lumières en contrebas ! On y est !
On prend le chemin. Joëlle est épuisée. Son cerveau ne commande plus qu'à ses pieds. Elle a mal partout. Arrivés au camping, je débâte les ânes. Joëlle a l'air d'un zombi. Je gonfle son matelas et la fait allonger. Je lui donne à boire et je l'oblige à manger une salade car elle est tellement crevée qu'elle n'a pas faim. Je la "borde" dans son duvet et elle s'endort comme une masse.
On n'a pas vu de gardien en arrivant au camping municipal de Saoû. On s'est installé le plus vite possible, pas le temps ni l'envie de monter la tente. Marius et Bandit sont attachés à un arbre et ils ont un peu d'herbe pour la nuit.
Nuit à la belle étoile donc pour tout le monde, à proximité de la rivière.
Je vais sombrer moi aussi dans un profond sommeil.
Jour 27 : On aperçoit le Diois ...
Nous avons passé une bonne nuit dans ce refuge que nous avions déjà occupé l'an dernier et qu'on surnommait : "le refuge des loirs fêtards" ...Cette fois, ils doivent être en vacances et ne nous empêchent pas de dormir. Petit déjeuner et discussions avec nos compagnons de la nuit et nous partons vers 9H.Direction : col de la Bataille...Une forêt de hêtres où nous étions passés en 2009, nous surprend par la grande piste aménagée depuis pour le passage des camions de bûcherons. Le petit sentier est défiguré pour un meilleur rendement...maintenant deux camions peuvent se croiser...on peut comprendre que les bûcherons doivent entretenir la forêt et faire des coupes, mais est-il vraiment nécessaire d'exploiter (c'est vraiment le mot !) le paysage de la sorte ? Bientôt le goudron ? Certes, les vieux arbres sont coupés pour laisser pousser les jeunes plants, la forêt est entretenue, mais ces énormes cicatrices routières qui la traversent sont terribles à voir. Société du profit : partout !!! Un peu triste, tout ça !!!
Mal au coeur...
Nous arrivons enfin à l'autre refuge du plateau d'Ambel (celui que je préfère). Il a une source et il est clôturé, avec des anneaux pour attacher les chevaux. Plus joli aussi. Là , on remplit les gourdes, on fait la lessive et un peu de toilette.
Marius et Bandit se désaltèrent. On rencontre un couple de randonneurs avec leur fille, qui viennent pique niquer ici. Les randonneurs sont nombreux dans le coin.
Au col de la Bataille ( 1328m) la vue est magnifique sur la vallée d' Ombèze et le Diois
(et bientôt sur la maison !!) ...
Le temps d'une photo et on repart sur la route de Léoncel. Plus que de la descente maintenant et pas de gros dénivelés. Nous traversons une partie de la forêt domaniale de Léoncel, sur les chemins des skieurs. Là encore : pistes et sentiers très larges (trop larges dans ce paysage)...à croire qu'il y a des hordes de skieurs l'hiver. Ces pistes, où peuvent aussi se croiser deux camions, sont aménagées en compactant cailloux, rochers et terre avec des rouleaux compresseurs. Des arbres coupés pour élargir la route gisent sur les bas côtés. On fait plaisir au citoyen lambda qui vient l'hiver dépenser ses deniers et laisser ses papiers gras et ses poubelles sur le plateau. Au début, on ramasse les détritus et on se dit que quelqu'un a du les perdre en route, puis on se rend compte que c'est bel et bien volontaire car il y en a partout , des mégots, des sacs plastiques, des paquets de cigarettes que "les amoureux de la nature" balancent en pensant que la femme de ménage va passer derrière eux. En haut du plateau : une poubelle entière jetée là, vient couronner ce triste chapitre.
On mange au Grand Echaillon, station de ski de fond, et en redescendant, nous passons devant Léoncel, avant de s'arrêter à la Vacherie.
On mange une glace et on boit un coup (il fait chaud aujourd'hui !)
Nous repartons tard...vers 18H45. Vue l'heure, impossible de passer par le plateau du Vellan.
On prend la route qui descend sur les 8 derniers kilomètres. Nous marchons avec nos frontales et nous avons équipé Bandit (derrière) d'une lampe torche pour être visibles. Les automobilistes sont peu nombreux et prudents.
Nous arrivons ainsi à Plan de Baix à 21H45. On connait le coin et on sait qu'il y a une aire de pique nique...mais l'herbe est sèche. Impossible de rester là pour les ânes. On remplit les gourdes et on marche encore un kilomètre pour trouver un petit champ qu'on nous a indiqué, au pied d'une église.
Pas le temps de monter la tente : il est trop tard. On bivouaque. Les ânes ont à manger. Joëlle prépare vite un petit repas pour nous. A partir de demain, on ne s'arrête plus ! Maintenant qu'on a vu le plus beau, on trace ! On sent la maison !!!
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